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Non, la rédaction n’est pas un « petit boulot facile » pour étudiant en manque d’argent

Non, la  
rédaction 
rédaction 
n'est pas un "petit boulot"
pour étudiant en manque d'argent 

Sujet délicat, mais sur lequel je ne me voyais pas ne pas m’exprimer. Dans cet article, vous comprendrez – je l’espère – pourquoi la rédaction professionnelle n’est pas à ranger dans la catégorie de ces « petits boulots accessibles à tous » ni une source « facile de revenus » quand on est en manque d’argent.

La rédaction de haut niveau est une expertise

Ayant été étudiante boursière pendant six années, j’ai connu les galères d’argent, les restrictions et frustrations quant aux loisirs, voir ses amis partir en vacances de groupe sans moi car complètement en dehors de mon budget. Une source de revenus « facile » aurait été l’idéal. Bien souvent, dans mes recherches, dans presque chaque site internet ou blog dédié au sujet, apparaissait entre un et trois sites proposant de réaliser de la rédaction. Fiche produit, article de blog… Quand on est étudiant, le raisonnement est logique : « Chic, un petit truc facile où il me suffit d’écrire pour être payé ! Trop facile ! » Seulement, il y a un hic : être rédacteur, ce n’est pas écrire, mais rédiger… et c’est loin d’être facile. 

Bien qu’on ait tous appris à écrire à l’école, nous n’avons pas tous appris à rédiger et de surcroît, plus rares encore sont ceux qui ont les connaissances et l’expérience nécessaire pour produire des textes de haut niveau. Quelques exemples rapides de compétences obligatoires que doit posséder et cultiver un rédacteur :

  • adapter son style à la demande client
  • adapter son style à la cible du client
  • maîtriser des notions telles que la clarté, l’efficacité, la pertinence
  • mettre son savoir-faire au service de ces notions
  • etc. 

De fait, la conséquence est simple : une personne n’ayant aucune de ces compétences et n’ayant pas les bases de ces notions sera incapable de produire un texte convenable en adéquation avec les attentes d’un client. L’écriture est accessible à tous. La rédaction l’est avec de l’entraînement. La rédaction de haut niveau, c’est une véritable expertise.

Une dégradation de l’image du métier

Autre conséquence très simple : l’image du métier de rédacteur n’en est que détériorée. 

En clamant sur tous les sites que la rédaction de haut niveau est accessible sans un minimum de formation et de connaissances spécialisées préalables, les gens finissent par penser que ce métier n’est pas un vrai métier, pire, que ceux qui l’exercent ne sont pas légitimes. Cette méconnaissance et non reconnaissance du métier de rédacteur entraîne des comportements dégradants et violents envers des professionnels passionnés tels que « Ton métier ne sert à rien, tout le monde peut le faire ! » ou encore « Ah oui d’accord, tu n’as vraiment aucun scrupule à te faire payer uniquement pour ça ! ». 

Un rédacteur est ingénieur de la rédaction de haut niveau, au même titre qu’un ingénieur en informatique (toute branche). Est-ce qu’on viendrait dire à un ingénieur en informatique (toute branche) que son métier est accessible à tous parce qu’on a tous eu des cours de technologie au collège ? Non. Il en va tout simplement de même avec les rédacteurs. 

Donc : non, rédacteur n’est pas un métier facile, rédacteur n’est pas un métier accessible à tous. Il semble plus accessible, car il repose sur un principe simple (écrire des mots et des phrases), mais il n’en demeure pas moins complexe.

Des opportunités prises à des professionnels déjà précaires

Autre conséquence de ce mépris (car c’est bien le mot) pour le métier de rédacteur : les sites spécialisés sont envahis de non-professionnels qui créent une concurrence qui n’a pas lieu d’être. Pour que mon propos soit compris, je vais passer par une anecdote. 

Il y a quelques années, je me suis plongée de manière intensive dans la pratique de la musculation. Mon feed Instagram ne contenait pratiquement plus que cela : mes repas, mes entraînements… Après trois mois de pratique, j’ai été approchée par un organisme plus que douteux (mais qui avait pignon sur rue en termes de nutrition sportive rapide) qui souhaitait absolument me recruter… pour devenir coach sportif ! Mes missions ? Démarcher de possibles personnes intéressées pour avoir un suivi sportif, des conseils pour leur pratique ainsi que des conseils nutritions (le tout en vendant les produits de la marque).

Bien évidemment, ces missions étaient grassement rémunérées. Seulement voilà : je n’avais (et n’ai toujours) pas les compétences pour assurer un suivi sportif en tant que coach, et encore moins en termes de nutrition. En acceptant ce travail-là, en plus de vendre des produits que je savais inefficaces et nocifs à des personnes mal dans leur peau au point de se tourner vers des produits « miracles », j’aurais pris le travail d’un professionnel alors que moi-même, je ne le suis pas. Éthiquement parlant, c’est inacceptable. Arrondir les angles sur ses compétences et un CV, pourquoi pas. Mais s’inventer des compétences dans un domaine spécifique, c’est un autre niveau. 

Cet exemple est – je trouve – choquant… Dans ce cas, pourquoi, quand elle concerne les rédacteurs, cette situation n’est-elle pas aussi considérée comme choquante alors qu’elle l’est tout autant ? 

En bref…

… le métier de rédacteur n’est pas un métier facile accessible pour le premier venu. C’est un vrai métier qui nécessite des compétences complexes et indispensables à la bonne réalisation des missions.

En considérant le métier de rédacteur comme praticable par tous sans expérience concrète dans ce domaine, c’est toute une profession qui est décrédibilisée.

En vendant ses services de rédacteur sans en avoir les compétences sur un site spécialisé, ce sont des professionnels pour qui la rédaction est métier à temps plein qui sont spoliés.